Compte tenu de l'article paru dans les colonnes de la NR ce mercredi 12 février (http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Communautes-NR/n/Contenus/Articles/2014/02/12/Detection-de-metaux-Pas-tous-des-pilleurs-1792482=), des précisions sont nécessaires.


Quoiqu'en disent les "détectoristes", l'utilisation d'un détecteur de métaux à des fins de recherches d'objets pouvant intéresser l'art (soit tout objet fabriqué par l'homme), l'histoire la préhistoire et l'archéologie est interdite sans autorisation préfectorale.

Dire que les objets découverts par les "prospecteurs de loisir" n'intéressent personne est absolument faux car ils captent au moins l'attention de ceux qui les trouvent. En effet, prospecter, c'est chercher. 

Chaque artefact découvert, du plus "pourri" au plus "beau" revêt une importance. Si M. Gouilly, comme il le raconte, montre et fait enregistrer ses trouvailles par un archéologue, c'est bien qu'elles ont un intérêt ! L'association HAPPAH souligne que M. Gouilly déclare ne pas informer les services de l'Etat de ses découvertes car il se sait parfaitement susceptible de poursuites pour utilisation illégale de son détecteur, fouille sans autorisation et destruction ou détérioration d'objets archéologiques. Cette non déclaration est d'ailleurs punissable de 1500 euros d'amende art. L 531-14 du Code du Patrimoine. Nous précisons aussi que l'archéologue en question pratique le recel scientifique qui est un véritable problème car il crée des informations toxiques (pas de date, pas de provenance, etc.) donc fabrique des sources d'erreur pour les scientifiques.

Tous les jours, nous lisons sur Internet que des personnes qui se rendent sur des sites archéologiques gravitent autour de l'association de M. Gouilly. Les objets archéologiques qu'ils y prennent en sont les indices ! Ils n'ont aucun scrupule non plus à vendre sur internet ou dans des bourses les objets découverts. Nous rappelons aussi à M. Gouilly que le premier président de son association est en attente de son procès suite à une interpellation sur un site archéologique.

Cherchons la signification du patrimoine commun lorsqu'on nous parle de collections personnelles ou du plaisir de prospecter la nuit !

Quant à l'idée d'un modèle anglais en matière de gestion de l'usage des détecteurs de métaux, il se trouve que les archéologues d'Outre-Manche sont à saturation du comportement des détectoristes. La police n'a jamais de difficultés à retrouver les pilleurs : ils sont dans les rangs des associations homologues de l'ANDL.

La prospection de loisir est l'autre nom du pillage archéologique.